Le 13 février 2024, Olivier Devergne nous a fait part du décès de Louis Omer-Decugis, que beaucoup d'entre nous connaissions et apprécions.
Au jubilé - 2016 |
Même à nos âges…, on ne s’habitue jamais aux mauvaises nouvelles.
Louis Omer-Decugis nous a quittés.
Ma femme et moi nous souvenons de l’accueil que Jacqueline et Louis nous avaient réservé, fait d’attentions, de prévenance et de gentillesse, lors de la préparation du jubilé de notre promotion en 2016, où ils nous avaient ouvert leur porte pour une journée inoubliable.
Nombreux de la promo 66 sont ceux qui, émus par cette triste nouvelle, ont partagé avec nous souvenirs et anecdotes.
"Pour une triste nouvelle, c'est une triste nouvelle.
Je me souviens très bien aussi de la réception des Omer-Decugis chez eux : un moment qui reste dans les mémoires !
Amitiés"
Jean-Pierre Lemiesle
"Incroyable !
Lui si costaud ;
Je garde le souvenir de la PMS où c’était toujours lui qui portait le fusil-mitrailleur et on faisait les 400 coups ensemble.
Puis on s’est malheureusement perdu de vue.
Nous ne voulons pas nous habituer à cette répétition de tristes nouvelles que le franchissement des 80 ans risque d’accélérer.
Jean-Christian Maisons
"Oui, ça fait de la peine de perdre un camarade, même à nos âges.
Je suis aussi allé au jubilé de notre promotion et j'ai été très heureux de revoir Louis à cette occasion.
Il se trouve qu'il a été le camarade que j'ai consulté quand je suis entré à IBM, mon premier emploi. Je devais élaborer une démonstration à l'attention du CTIFL et il m'a reçu en toute simplicité avec sa gentillesse coutumière pour m'expliquer les tenants et aboutissants de son métier. D'une certaine façon et de façon certaine, je lui suis reconnaissant de m'être honorablement acquitté de cette mission.
Adieu Camarade !"
Michel Dumoulin nous raconte une anecdote, vivante illustration de cette expression usuelle : "le monde est petit."
"Je n'avais que peu connu Louis à l'École, et je le regrette.
Mais je me dois de rapporter une anecdote liée à son merveilleux accueil lors du cinquantième anniversaire de la promo.
Au Jubilé |
Le monde est vraiment petit !!!
"En effet une très mauvaise et très triste nouvelle.
Au Jubilé |
Pour résumer, je dirai simplement que Louis était "quelqu'un de bien", même si ce qualificatif me paraît faible.
Bien amicalement."
De même, Jacques Barret nous livre quelques souvenirs marquants.
"N’ayant pu être au Jubilé, notre dernière rencontre, pour Odile et moi, avec Louis et Jacqueline, remonte au 40ème anniversaire à Toulon. Elle fut la joyeuse occasion d’évoquer de nombreux souvenirs communs. Je n’en reprendrai ici que quelques-uns.
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Dans le Golfe d'Ajaccio en Juillet 2012 |
Ceux des « Années Tignes » ensuite. Un Paris-Tignes nocturne, pour se mesurer, dès matin, avec Louis – imbattable ! - et François Martin, sur les pistes. Puis, avec Jacqueline, déjà connue à Toulon, et par la suite Odile qui devint mon épouse, plusieurs joyeux séjours dans l’appartement du Val Claret, à Tignes.
Certes, repris par Paris, la vie professionnelle, les enfants venus, nos rencontres se firent de moins en moins fréquentes, jusqu’à ces heureuses retrouvailles, Toulon, 2006.
Je garde de Louis le souvenir d’un homme à la très grande sincérité. Homme de mesure, de profonde humanité, voire d’une humilité probablement liée à sa foi, très généreux.
Souvenirs d’un très agréable compagnon d’études, puis d’une bonne amitié, qui nous apporta celle de Jacqueline, vers qui vont nos meilleures pensées."
Pierre Roger-Machart, notre camarade de la promo 1965, l'a longuement accompagné dans son soutient de 20 ans aux enfants atteints de cancer en Afrique.
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Course "Enfants sans cancer" en 2014 |
C'était un homme de grande valeur, qui a donné beaucoup au GFAOP et participé activement à son développement avec sincérité et efficacité. C’était un ardent défenseur de la cause des enfants atteints de cancer en Afrique, un grand homme, efficace, discret, un homme de compromis, ne s’énervant jamais.
Il a énormément fait pour les enfants africains atteints de cancer.
Nous perdons un grand homme, un ami de l’Afrique et l’un des bâtisseurs du GFAOP.
Né en 1944, il était diplômé d’HEC, marié avec 4 enfants.
Du fait de ses activités professionnelles, Louis portait un intérêt particulier à l’Afrique francophone en tant que fondateur et Président de la Société Internationale d’Importation (S.I.I.M.), se consacrant à l’importation de fruits exotiques, avec comme principaux pays-source la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, le Mali, le Burkina-Faso, le Kenya, l’Equateur et le Brésil.
Du fait de son tempérament généreux, il avait une prédisposition à s’intéresser à des thèmes comme ceux du GFAOP. Et du fait de ses relations de camaraderie, matérialisées notamment par des footings chaque samedi matin avec ceux d’entre nous qui avaient déjà rejoint le GFAOP dès 2000, il accepta d’en faire partie en 2004 lorsque nous le lui avons proposé.
Ayant fait alors la connaissance du Pr Jean Lemerle, le Président d’alors, onco-pédiatre à l’Institut Gustave Roussy, une relation d’estime réciproque se créa, ce dernier appréciant particulièrement les avis de ce chef d’entreprise qui avait fait la preuve de ses capacités dans son action professionnelle en Afrique francophone. Ce fut plus encore le cas avec le Pr Harif avec lequel une profonde relation d’amitié se créa, qui dura jusqu’au dernier jour.
Ayant professionnellement à aller en Côte d’Ivoire, Louis ne manquait pas de rendre systématiquement visite à l’Unité d’Oncologie Pédiatrique (UOP) de Treichville pour travailler avec les oncologues et voir comment les aider. Et il trouvait un grand intérêt à accompagner le Pr Harif et le Dr Patte dans leurs visites aux UOP : Bamako, Yaoundé, Ouagadougou, Abidjan, Tananarive, Dakar, Kinshasa, et Ouagadougou en 2019.
Il se réjouissait d’aller à Abidjan pour les journées du GFAOP de février 2024, mais son brusque décès l’en empêchât.
C’est à son initiative qu’a été créée la première maison de parents à l’UOP de Treichville, avec l’appui de la fondation Lalla Salma, de l’association Soleterre, et de l’association de soutien locale Aide aux Enfants atteints du Cancer (AEC). C’est aussi grâce à son appui que la maison de parents "Les Jeannots" à Kinshasa a pu commencer à fonctionner et que la maison de parents de Ouagadougou a été choisie.
Il participait très activement et généreusement à la recherche de fonds, notamment pour permettre les envois de médicaments aux Unités d’Oncologie Pédiatrique. C’était un très grand donateur, qui, avec sa Fondation d'entreprise et les membres de sa famille, nous a beaucoup aidés.
Une belle personnalité nous a quittés.
Il fait partie de ces hommes qui laissent une trace de leur passage ici-bas. Le GFAOP a eu la chance de connaître et de bénéficier de ses talents et de son énergie.

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